La Gazette du STEVE N° 9
Par Laurent LHERMITTE. Novembre 1998
EH BIEN NON ! Le Steve nest pas perdu au beau milieu du pacifique. Il est au mouillage devant le yacht club de Salinas, dans la grisaille de lEquateur. La gazette a pris bien du retard puisque nous sommes aujourdhui au mois de septembre 99 ! Je me suis octroyé 2 mois de vacances, je nai donc pas traversé le pacifique aussi rapidement que prévu. Je rédige ce numéro un peu précipitamment car maintenant jai lintention de visiter un peu lEquateur et peut être le Pérou. Si tout se passe bien, mon neveu Kurt et moi devrions le traverser dici un mois, après avoir repeint le bateau. Mais pour le moment voilà le récit de lavant Salinas et les tribulations du passage de Panama.
Le STEVE.
Jai laissé 2 mois mon bateau à Salinas, cest un endroit impeccable pour cela. A cette saison il fait toujours gris, il ny a pas de vent ni de mer. Des gardes du Yacht club surveillent en permanence le port et le mouillage. Jai retrouvé mon bateau entier ! Mais avec beaucoup de coquillage sous la coque. Dès mon arrivée jai bricolé quelques petits trucs comme léolienne, la manette des gaz qui était un peu grippée. Pour mes amis navigateur, je les informe quici pour sortir le bateau cela coûte que 50 dollars et 28 par jours à terre, cest le bon plan pour caréner avant le pacifique, le rendez vous est pris pour dans 3 semaines
Le canal en deux mots....
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En 1889 Ferdinand de Lesseps est à lorigine dun début de construction (lactuel yacht club de panama est sur la rive du " french canal "). La corruption et autres magouilles politiques provoquent un énorme scandale financier. Cest un échec, la France ne construira pas le canal transocéanique. En 1894 le pauvre Ferdinand meurt fou. En 1901, les Etats-Unis font mainmise sur la zone du canal et déclarent territoire américain à perpétuité la bande de terre de 10 miles qui entourera le canal. Linauguration officielle à lieu le 15 août 1914 elle aura coûté la vie à des milliers dhommes. En 1977 Omar Torrjos bon diplomate et chef du panama, signe avec le président Carter un traité qui met fin à la close de perpétuité. Tant de différences entre Américains et Panaméens provoquaient nombres démeutes. En lan 2000 la zone canal redevient panaméenne.
Quelques chiffres : Les chambres des écluses font 33,53 m de large par 304,80 m de long. Les cargos à la jauge Panama doivent faire 33m de large. Le lac Gatun est situer à 26 m au-dessus du niveau de la mer. Le " Gaillard cut ", véritable couloir creusé entre les montagnes est long de 13 km et large de 192 m à lépoque de lingénieur David Dubose Gaillard il ne faisait que 91 m . Les flancs des montagnes, taillés en espaliers, sécroulent dans le canal. Des dragues creusent en permanence les rives.
La Solitude, en un mot.
Elle nous inquiète, et parfois nous attire, mais durant ces derniers jours je lai subit. La privation de la stimulation dautrui les désaccords, les discutions, nous font progresser. Labsence dexpression me motivait pour " parler " dans ma tête, parfois même à haute voie. Pourtant je tenterai bien une expérience, la traversée dun océan entier en solitaire, ce sera peut être lIndien pour le retour dans le sud de la France. Le principal regret est de ne pouvoir, une fois le moment vécu, se le remémorer avec quelquun. Vivre les bons moments et à fortiori les galères seul, nest pas marrant. Si on ny prend pas garde on senferme dans une certaine solitude, voyez autour de vous les gens introvertis. Un petit tour en mer, seul, donne envie de rencontrer ses semblables il y aurait encore beaucoup à dire, le débat est ouvert...
Un peu de Vécu...
Le canal de Panama.
Arrivée à Colon le jeudi 27 mai en compagnie de Robert et Mireille, nous faisons le circuit des bureaux dès le lendemain ; dabord limmigration pour tamponner les passeports, puis un bureau pour payer 60 dollars dentrée dans le pays. Ah ! Il faut aller en face acheter des timbres pour 4 dollars. Enfin nous finissons par le bureau des douanes doù on peut téléphoner au service du canal pour prendre rendez-vous. Lundi un jaugeur viendra mesurer le Steve. Super ! Ca va vite. Sauf que le lundi en fin de matinée, je les rappelle : " Lemployé viendra mardi, aujourdhui cest férié " bon cest pas grave de toute façon je navais pas encore réuni les conditions nécessaires au passage. En fait, cest un peu comme un jeu, comme un rallye automobile pour franchir les étapes faut accomplir quelques épreuves. Pour le passage il faut4 amarres de 40 mètres, jen ai déjà 2. Un autre navigateur solitaire, François avec qui jai sympathisé au yacht club passera avec moi, et je reviendrai pour passer son bateau " Bouffaréo ". Il faut 4 " hand-liner ", personnes tenant les amarres. Il manque donc 3 personnes et une amarre. Avec François, on téléphone dans les hôtels de Panama City pour trouver des touristes, on racole dans les bus, dans Colon ou dès quil sen présente au Yacht club finalement je téléphone au " Marine scheduler " le rendez vous est pris pour le samedi matin à 6 h. sur la zone de mouillage. Le vendredi soir à 18h au Yacht club tout est près, je viens de retrouver Philippe un belge qui vient de Panama. Alain un autre circumnavigateur sympa qui a déjà fait une fois le tour du monde sur " Bidule " et qui repars pour un second, et Antonio un jeune panaméen de 13 ans (la limite d âge pour un hand-liner dailleurs est de 14 ans..). Javais sympathisé avec son père au lavaumatic. Très heureux de faire pour la 1ere fois se voyage, Antonio est une boule de nerfs. (merci Nitendo !) Il court partout, touche à tout, pose plein de questions et parle vite. Je lui explique dabord que pour le comprendre il doit sexprimer plus lentement ensuite je ne veux surtout pas quil se blesse, alors il faut aussi se déplacer calmement et je tache de répondre à ces questions.
Samedi 9 h nous attendons au mouillage Un pilote arrive, va sur un autre bateau, nous disant quil revient nous amener notre pilote On attend, Alain en profite pour nous faire un excellent pain, 10h, 11h, jappelle pour la seconde fois " Christobal signal station " Ah ! Le pilote est malade, vous êtes " deleted " faut reprendre rendez-vous retour a la case départ, impossible de passer dimanche, ce sera pour lundi. Antonio très déçu ne pourra pas venir, Alain non plus, mais il nous a trouve deux touristes allemands, Stéphan et Sandra, et il veut bien me prêter une amarre, merci Alain. Lundi 4 h. après une nuit très courte a couple de " Bouffaréo " au mouillage, on discute, François enregistre mes CD, en échange davoir photocopié ses cartes du pacifique. Je me couche vers les 2 h. Nous passons les 3 premières écluses, pour monter au lac de Gatun, à couple avec " Natacha ", un bateau anglais de 8 ou 9 mètres lorsque le cargo devant nous met les gaz, les remous nous secouent, les 2 bateaux sentrechoquent. Heureusement que les pneus et parbattages amortissent un peu, en revanche je trouve les gardes suffisamment tendues Enfin le cargo est loin devant, tiré et guidé par les locomotives. Steve et Natacha presque main dans la main peuvent avancer jusquau prochaines portes. Cest cool ! Celle de derrière cest refermée et nous maintient à 10 mètres au-dessus de latlantique après la troisième écluse on se sépare de Natacha pour parcourir la vingtaine de milles jusqu'à Gamboa où notre pilote nous laisse. Apres une petite balade à terre où il ny a rien quune route, une voie ferrée, quelques maisons coloniales et une station a essence, le tout entouré de grands grillages barbelés, nous rentrons dîner au bateau. Le soir à 5 dans ma petite annexe qui prend leau avec le moteur bringuebalant, nous voilà parti voir les Caïmans. On remonte une rivière, lorsque je vois le reflet de ma lampe frontale dans les yeux du prédateur. Je file vers lui et lattrape, cest un tout petit on le regarde sous toutes les coutures, on remarque par exemple ces 2 paupières, puis jessaie den voir dautres. A son tour François en attrape un, les gros on ne risque pas de les attraper ils senfuient bien avant dun violent coup de queue ou en se laissant couler calmement Pour en approcher un autre je rentre malheureusement avec le dinghy dans des ronces, il y avait déjà bien 30 cm deau a lintérieur et les touristes font une drôle de tête lorsque je leur annonce que le Zodiac est crevé Pour les remercier je leur devais bien quelques émotions fortes ! De retour au bateau, on passe une soirée calme à discuter en anglais.
Mardi 8 juin vers 10h un nouveau pilote arrive, le Steve passe seul devant un énorme cargo lécluse de San Pedro. La pluie se met à tomber en grains successifs. Il paraît que la dernière écluse, Miraflores, est la plus risquée. Lincertitude de lorganisation ne présage rien de bon. Lattente devant les portes me stress un peu. Finalement, après quelques tergiversations nous passons à couple dun moteur yacht américain. Comme il est plus gros que le Steve cest lui qui pilote. Le fait de ne pas maîtriser mon bateau me fait carrément flipper ! Dautant plus quil y a du courant dans lécluse lorsque lavant dernière porte souvre, leau salée du pacifique de la 2ième chambre, passe sous leau douce de la 1ère. Il y a donc un courant en surface dans lécluse qui pousse les bateaux vers la porte de sortie ! Enfin bref je prends bien soin damarrer les deux bateaux, et tout se passe bien, jai juste eu une frayeur lorsque le bouchain bâbord passa à 20 cm du quai en béton on a eu chaud, mais une fois sous le pont des Amériques tout le monde est bien content. Deux jours plus tard je repasse le canal sur " Bouffaréo " sans aucun problème. Le pilote était même en avance !
Panama - las perlas

Faire des courses nest pas mon occupation favorite, mais jy suis bien obligé. Il paraît que du coté de la Polynésie on ne trouve pas grand choses et tout est très cher, je passe quelques jours à faire les magasins, pour la nourriture longue durée et aussi pour acheter des pièces moteur tel que des filtres par exemple. Je trouve aussi un guide de navigation sur la Polynésie, le " charlies charts "il me laisse rêveur. Les recoins du Steve une fois comblés, à marée haute je quitte mon corps-mort de Balboa. Il fait nuit et il ny a pas un brin dair, au moteur sous pilote automatique je laisse sur tribord des dizaines de cargo au mouillage et lîle de Taboga. Un grain me trempe, et au bout dun moment je nai plus chaud. Je descends donc me changer dans le bateau. Puis je sens dun seul coup le bateau qui penche le pilote à tourner la barre a bâbord vite je sors et la que vois-je ? Létrave dun cargo qui me doublait me fonce droit dessus ! Je bondis sur la barre, le cargo sympa sonne sa corne de brume, je pousse à fond le moteur pour mécarter de sa route. De la cabine de pilotage ils ne doivent plus me voir, finalement le cargo passe a une dizaine de mètres derrière le Steve. Ouf !
La navigation dure toute la nuit au moteur au petit matin, jarrive sur les perlas grâce à un peu de vent. Je prends un superbe Thazar qui me fera le repas du midi. Mes premiers milles dans locéan pacifique me semblent vraiment différents. Le ciel est plein de beaux gros nuages, cela donne des levés et couchés de soleil superbes. Les îlots éparpillés, la cote escarpées des Perlas me rappel la cote sauvage de Quiberon ou le golf du Morbihan avec la chaleur en plus. Leau, contrairement aux caraïbes, est verte et plus fraîche. Je mouille par 12 m deau à cause du marnage. Lendroit nest pas confortable ; La houle de sud contourne lîlot qui devait logiquement mabriter, le bateau fait le métronome. Je file à leau. Jy découvre de gros poissons, des oursins, des huîtres, là aussi le paysage est bien différent. A terre je suis super content de trouver une forêt, une vraie forêt comme dans nos campagnes. Je my promène tellement que je finis par me perdre ! Après une nuit bien bercé, je pars dans un second mouillage, entre Isla del Rey et Isla Canas. La passe pour y entrer ma été donnée par une famille sympa qui navigue sur " Musique ", une goélette en acier de 25 m. Un pécheur du village dEnsenada, à un mille au sud du mouillage, mapprend quils étaient là il y a 4 jours. Voilà ce que jécrivais au retour dune petite journée dexploration :
" Superbes petits bigorneaux pour lapéro de ce soir (jen avais remplit mon maillot de bain pour les ramener ) il est 18h, le ciel est chargé de magnifiques nuages, je vous écris installé sur la table du cockpit à contempler la fin du jour. Cest un vrai petit paradis ici. Je me croirais sur un lac entouré de monts recouverts darbres. Leurs feuillages sarrêtent juste au niveau de leau à marée haute. Par endroit au fond de petites criques il y a des plages de galets ou de sable jaune. Parfois la roche tombe à pic, des ruisseaux perçant la végétation sy jettent en cascades. La nature semble intacte, originelle, il y a des oiseaux, sur la plage à marée basse des ibis, des aigrettes, dautres petits comme des poules deau, fouillent dans le sable. Des pélicans volent en rase-mottes. Plus haut dans le ciel des perruches passent en caquetant. Elles font toujours beaucoup de bruit et leur vol est très drôle car à chaque mouvement dailes elles remuent la tête. La dernière fois où jen ai vu, cétait à Higuerote au Venezuela Des grillons sifflent dans la forêt comme des serpents à sonnette. Hier jai cru entendre le reniflement dun cochon, cela ne métonnerai pas. Tiens ! Dans leau aussi cest lheure du repas, ça saute de partout ! Cest la première fois que je vois des raies sauter ainsi, on dirait quelles veulent assommer leurs proies je comprends quils soient restés 4 mois ici avec Musique, il y a même un endroit pour caréner le bateau ! Mais moi, tout seul ici ça ira 2 ou 3 jours pas plus ; Je nai pas lâme dun Robinson. Bon je vous laisse pour manger avant la nuit. "
Apres un bon repos je reprends la mer, au moteur direction les Galápagos.
Las perlas Esmeraldas
Peu de temps après être parti des Perlas, je dois traverser la zone maudite des marins : Le fameux poteau noir. Et en effet, tout va mal, surtout dans ma tête. Jai un torticolis pendant 2, 3 jours, dans une lourde grisaille, le Steve semble empêtré ; les pétoles sont entrecoupées de grains, je dois faire beaucoup de manuvres et changement de voile pour pas grand chose. Pendant 48h la mer est croisée, le vent de face, impossible de cuisiner correctement. Heureusement le soleil revient, le moral suit. Je me prépare un bon petit plat ah ! Le plaisir du ventre, cest quelque chose. Maintenant je joue, comme en régate, à voir comment se déplacent les nuages, le vent est généralement fort avant le grain et derrière la pluie y a plus rien Arrivé en vu du rocher de Malpélo (je me dis dailleurs que je reviendrai bien y faire un peu de varappe) je craque vent et courant de face, je navance plus. Allez tant pis, je pique vers le sud pour rejoindre les cotes Equatoriennes, je n'ai pas les cartes précises, donc cest très risqué mais y a rien dautre à faire. Si jamais la vue de la cote ne minspire pas confiance, je la longerai.
Mardi 29 juin Esmeraldas : Les premiers instants de larrivée sur une terre nouvelle sont toujours aussi extraordinaires. Quelles que soient les difficultés de la navigation ; Fatigue, douleurs, journée morose, lorsque je pose le pied à terre, cest le bonheur ! Alors lEquateur ? Bon, cest toujours lAmérique du sud, avec ses couleurs, sa musique, la misère, les gamins, les routes défoncées, les bus multicolores, pourtant chaque pays a un truc différent. Ici pratiquement aucun plaisancier ne sarrête, je suis le seul voilier en fait. Il y a une petite infrastructure, un quai pour les vedettes de larmée et les remorqueurs, les bateaux de pêche se débrouillent. Jai été super bien accueilli, des le large au petit matin des pêcheurs sur leurs rapides embarcations me doublaient, jai passé la nuit à surveiller leurs lamparos. Lun deux sarrête, je lui demande sil va bien a Esmeraldas. Puis plus près du port une vedette vient vers moi, je mapprête à subir le contrôle des autorités, mais non, cest un remorqueur, il travaille avec les pétroliers qui au large chargent le pétrole venu de terre grâce à des pipelines. " Pour rentrer au port ? Cest à droite après la 1ère bouée, ensuite tu nous attends, on revient, la marée doit être haute pour rentrer. Il y a le port de commerce avant ou tu peux jeter lancre " Finalement nous avons passé le midi ensemble, jai fait visiter mon bateau, offert un verre de rouge à tout le monde et nous avons partagé le repas sur Vega lun des remorqueurs. Après une petite sieste, les deux remorqueurs mont guidé pour entrer, ça passait juste, on sest amarrer. Le pick-up du port qui raccompagne les ouvriers chez eux, ma ensuite déposé chez le consul honoraire. Sa femme organise des cours de français auxquels jai pris part puis nous avons dîné ensemble. Cest génial laventure
Esmeraldas Salinas.
Navigation super cool, avec une mer belle, du soleil, des petites brises thermiques. Je marrête à Isla de Plata ou il est normalement interdit au voilier de jeter lancre. Mais les deux gardes sont sympas et me permettent un arrêt de quelques heures. Moyennant un petit pourboire, ils acceptent de me laisser visiter lîle. Il y a plein doiseaux ; Des fous à pattes bleues, je croise un albatros pour la première fois. Il me fait mourir de rire avec sa démarche de père tranquille. Je pense à l"imprudent voyageur": " Ses ailes de géant lempêchent de marcher ". De lîle je vois des baleines, je pensais voir une otarie mais il faudra attendre les Galápagos. Nous avons risqué une grave collision dans la dernière nuit de navigation, avec une barque de pêche non suffisamment éclairée. Puis, près des côtes je retrouve la grisaille et laisse le bateau au mouillage à Salinas.
L'apostrophe du Lorenzo.
Lundi 21 juin, je viens de finir le livre de Madelaine Chapsal, " les amoureux ". Cest le récit des tribulations affectives entre des adolescents, des adultes de la quarantaine et des retraités, en vacances sur une île de latlantique. Très sympa, alors que je vie actuellement de longues journées de solitude, ce livre ma plongé dans lambiance des vacances jai fini le livre de B. Clavel " Harricana " je le conseil aux élèves de CM1 (déjà en CM2 dailleurs !). Sils désirent voyager grâce à leur imagination dans le nord Canadien.
Remerciements.
Je remercie très chaleureusement tous ceux qui ont à nouveau participé financièrement pour lédition et lexpédition de cette gazette, et je leur annonce lacquisition dun scanner qui me permet de mettre un peu plus dimages dans ce journal. Point de vu qualité des images, je tâcherai de mieux faire la prochaine fois.