La Gazette du STEVE N°10
Par Kurt et Laurent LHERMITTE. Octobre Novemble 1999
Joyeux Noël, bonne année et bon siècle à tous! Il y a quelques années, je naurai jamais imaginé quen cette fin de XXeme siècle je serai avec mon bateau au milieu de ces îles polynésiennes paradisiaques.( cela me semblait si loin le XXI siècle !) Nous sommes mouillé dans une grande crique à 3 Km. du village dAtuona sur lîle dHiva-Oa au pays de Brel et Gauguin Le lieu est vraiment unique, rien à voir avec les Antilles, ici les îles, comme la population, ont du relief. Les Marquises semblent avoir gardées toute une culture, le dialecte est chantant de Aaa et de Ooo Cest pas facile dapprendre quelques mots mais cela fera lobjet de la prochaine Gazette. Pour le moment celle-ci va vous plonger, jespère, dans la culture latino-américaine
Un gros merci aux quelques rares personnes qui prennent leur courage à deux mains pour menvoyer des nouvelles et à mes frangins pour lassistance technique
Balade andine....
Le Steve étant en sécurité à Salinas, avec mon neveu Kurt nous sommes partis vadrouiller en Equateur et au Pérou. Attiré par les sommets, dès notre arrivé à Riobamba on pose les sacs à dos dans un hôtel. Nous voilà parti pour voir sil était possible de monter facilement jusquau refuge des 5000 m. du mont Chimborazo (6310m). Le bus local très coloré et résonant de musiques rythmées nous dépose au village de San Juan. Après 5 minutes de marche un camion toujours aux couleurs flamboyantes nous prend en stop et nous dépose devant lentrée du parc. Dès la descente du camion sous les rires des sympathiques camionneurs on a vite fait de se recouvrir de tout ce qui pouvait nous protéger du froid. Reste 12 km dans un paysage lunaire, la route zigzague entre les monts. Il ny a pas dherbe, le vent humide de brume nous glace, on est déjà dans les nuages. Nous navons pas beaucoup à marcher, un couple dans un pick-up de luxe, nous emmène au 1er refuge à 4800m. En 45 de marche sur un chemin enneigé nous arrivons à 5000m ! Mais on doit renoncer au sommet Nous ne sommes pas acclimatés à laltitude, on na pas de vêtements chauds ni crampons ni piolets et pas tellement de nourriture. " Un bon plan à la Lorenzo ! " dira Kurt. Les plaques funéraires dédiées aux accidentés de la montagne finissent de nous persuader. Allez on reprend la route. Après 4 km, une famille nous redescend en Jeep dans laquelle nous sommes entassés, mais quelle ambiance chaleureuse ! Nous partons pour Quito et Otavalo pour sacclimater, se préparer physiquement et acheter des pulls, bonnets, gants Autour du village on se fait de bonnes journées de marche, le paysage ressemble un peu à notre bon vieux massif central, il y a des lacs, des cascades De Latacunga, nous partons en lift pour monter au refuge (4800m) du Cotopaxi. Cette fois nous avons tout ce quil faut. Départ du refuge à 1h du matin sous un formidable ciel étoilé qui éclaire le chemin. Faute de guide nous suivons les traces. Cette matinée est fabuleuse, je me sens vraiment plus près des étoiles. Le soleil se lève vers 6h les nuages à lhorizon rougeoient, on croirait voir ce spectacle dun avion. Vers 8h nous sommes à 200m du sommet mais tous les groupes qui nous précèdent font demi-tour, les guides pensent que cest trop risqué. Nous sommes à 5700m un peu déçus, nous redescendons. Cet avant goût de randonnée en haute montagne restera pour moi un souvenir de plaisir très intense.
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| Nous suivons les cordées de touristes. | Kurt sur lequel on remarque notre sous-équipement... |
Dans ces pays dAmérique du sud, les bus ne sont pas chers, pour descendre à Lima cela coûte 60 fr. Nous décidons daller voir le Lac Titicaca et le célèbre Machu Picchu. Près de la ville de Puno, sur le plus grand et plus haut lac navigable du monde, les indiens qui vivaient sur des villages flottant construits entièrement de jonc sont devenus une attraction touristique. Mais ca vaut le coup dil, imaginez tout un village en paille : le sol, les huttes, les palissades, les pirogues. Cela donne une atmosphère douce et paisible...Encore une nuit dans le bus pour atteindre la superbe ville de Cuzco et on saute dans un train pour la vallée du Machu-Picchu. Les paysages sont magnifiques, beaucoup plus vert que les alentours de Puno. Nous sommes entourés de pics abruptes. Ce serait un bel endroit pour faire de la varappe. Il me tarde de retrouver mon bateau et après quelques belles excursions, nous remontons en Equateur.
Un peuple empereur: Les Incas.
Inca est à la fois le nom que lon donnait à la petite tribu, très modeste à lorigine, mais qui devait devenir la tribu dirigeante dun immense empire et également le nom donné au souverain : inca signifiant " chef "en quechua. Des édifices et des ouvrages dart colossaux furent édifiés et par la simplicité de leur système économique et social, les Incas continuent de susciter ladmiration.
Lempire se nommait Tahuantinsuyu, " les quatre directions ", prenant pour centre Cuzco " le nombril ". Avant de pouvoir vraiment parler dempire, il sécoula bien deux siècles pendant lesquels les nouveaux maîtres de la vallée de Cuzco se structurèrent, puis commencèrent à soumettre leurs voisins immédiats, parfois au prix de durs combats. " Cuzco, la ville des souverains de ce pays, est si grande et si belle quelle serait digne de sélever en Espagne. Elle est pleine de palais et les pauvres y sont inconnus "(propos de Pizarro en arrivant à Cuzco). À lorigine simple hameau de chaumières, il devint, sous le règne de Pachacutec (1438-1471), une cité aux vastes places bordées dédifices imposants. Sur la grande place Huacaipata, centre de la ville des Dieux, sélevait le palais de lInca. Le culte du Dieu-Soleil y était obligatoire ainsi que dans tout lempire. Le souverain exerçait une autorité absolue de droit divin par lintermédiaire dune administration fortement centralisée. Ses sujets ne pouvaient lapprocher que les yeux baissés ou portant une charge sur la tête. Lorsque lempereur se déplaçait, cétait dans une litière incrustée dor et dargent, et précédée dune importante escorte armée." Dans ce royaume, aucun oiseau ne vole, aucune feuille ne bouge, si telle nest pas ma volonté. " Ainsi sexprimait Atahualpa, le dernier empereur inca, peu avant dêtre assassiné par les conquérants espagnols.
Au moment du premier débarquement des espagnols en 1527, lempire inca couvrait toute la bande allant du Pacifique à la cordillère des Andes (versant Est inclus, donc avec de grands morceaux de Bolivie et dArgentine), depuis le sud de la Colombie jusquau milieu du Chili ! ! ! À la tête de sa petite troupe de cent quatre-vingt-deux hommes, Pizarro (Pizarre en francais) mit en fuite larmée impériale, terrorisée par les chevaux et les armes à feu inconnues. Moins dune heure suffit à abattre un empire et une dynastie : Le 3 août 1533, le dernier souverain inca était étranglé. Peu après, la troupe de Pizarro marcha sur le Cuzco et sen empara, scellant définitivement le destin du Tahuantinsuyu.
Devenu la vice-royauté de Nouvelle-Castille, et pourvu dune nouvelle capitale, la Ciudad de los Reyes (Lima), fondée par Pizarro le 18 janvier 1535, le Pérou est dès lors mis en coupe réglée par les conquérants dont le pouvoir et la richesse sont le privilège et lunique souci. Il semble que dans les trente années qui suivirent la conquête, la population fut réduite de moitié. Exploités et opprimés, les Indiens ne restèrent pas toujours apathiques. En 1536, Manco, souverain fantoche, se révolte et se réfugie dans les Andes doù il mène durant des années une guerre dusure et descarmouches contre les Espagnols.
Les Incas étaient parvenus à fonder en moins de deux siècles un empire de près de huit millions de sujets, et leur puissance devait être anéantie en quelques jours par moins de deux cents hommes.
LE MACHU PICCHU
La cité inca de Machu Picchu fut construite vers 1450
à environ 100 kilomètres au Nord-Est de Cuzco, la capitale de
lempire. Construit à 2 450 mètres daltitude sur une
croupe montagneuse, ce site est au cur de tout un réseau
de villages édifiés par les Incas pour conquérir et exploiter
la région. Située au contact de la Sierra et du piémont
amazonien, cette région permettait aux Incas de cultiver dans un
climat plus chaud et humide des produits agricoles peu adaptés
aux hautes vallées et aux plateaux des Andes, en particulier la
coca, dont la culture était alors contrôlée par létat
Inca.
De vastes terrasses agricoles, stabilisant les versants de la montagne, furent construites par les Incas. Elles occupent la partie sud du site, tandis que la partie urbaine, qui comprend environ 150 édifices, se dresse au Nord, sur un espace allongé et étroit. Là, une succession de places et de terre-pleins étagés reçoivent les bâtiments en granite. Les édifices religieux et abritant les personnalités sont construits avec dénormes blocs si bien ajustés les uns aux autres quun papier ne passe pas entre les pierres. Les autres bâtiments sont construits en moellons de granit jointoyés.
Peu après la conquête de Pizarro (1532), Machu Picchu et la région avoisinante, dun accès très difficile, formèrent lempire de Vilcabamba, ultime refuge de la résistance inca, brisée en 1572. Mais les Espagnols ne découvrirent pas le Machu Picchu qui fut donc préservée. En 1911, après maintes recherches, lAméricain Hiram Bingham la retrouva.
Le Machu Picchu est le principal site archéologique et touristique du Pérou. En 1982, lU.N.E.S.C.O. la inscrit sur la liste du patrimoine mondial de lhumanité...
K.L.
Le STEVE.
Il glisse sur leau cest un régal. Avec un antifooling tout neuf la vitesse augmente de quelques dixièmes de nuds. La petite fissure sur le bouchain bâbord a été ouverte, nettoyée, séchée et résinée à lépoxy avec 2 couches de fibre de verres. (Mais oui Fabien, je les ai faites assez longues!) Elle ne risque plus de bouger maintenant. Point de vu enduit jai innové ; normalement on mélange une poudre de micro ballons à lépoxy pour obtenir une pâte. A Salinas impossible de trouver se produit jai pris de la farine ! Jai profité de la mise à terre pour réviser la transmission, changer lhuile Bref, nous avons bossé pendant 4 jours de 6h à 21h pour bichonner ma maison itinérante.
Les petits soucis ; un élément de batterie est HS, le frigo boat ne fait plus de froid jattendrai Tahiti pour trouver du gaz. Durant la traversée, une manille de tordue, la patte de fixation de la sous barbe à moitié cassée, le génois léger un peu plus usé, la routine quoi!
L'apostrophe du Lorenzo.
Parmis la vingtaine le livres que nous avons lu, nous retenons "le bateau qui ne voulait pas flotter" de F. Mowat pour tous ceux qui aiment les récits de mer plein dhumour...
Un peu de Vécu...
Salinas Wreck bay.
On arrive enfin à lever lancre le mardi 26 octobre ! Une fois le travail terminé sur le bateau, Eddy le grutier la remis à leau le mercredi 20. Puis nous navons pas arrêté de cavaler pour faire lavitaillement et obtenir une zarpé (autorisation de sortie)pour entrer en règle aux Galápagos. Ce fut folklorique ! Par manque dastuce le vendredi matin, à la capitainerie de Salinas je demande une zarpé pour me rendre aux Galápagos : " Ah ! Mais on ne peut pas vous la faire ici, vous devez aller à Guayaquil " Vite on saute dans un bus et jarrive dans le bon bureau à 15h30, 30 minutes avant la fermeture. Pour ne pas sembêter à laccueil on menvoie à la capitainerie du port de commerce, à lautre bout de la ville, où je nobtiens rien si ce nest la certitude que la dame de laccueil sest moquée de moi il faut revenir lundi. Lorsque lenvie de naviguer vous prend, cest dur de rester à terre pour un bout de papier. Nous retournons à Guayaquil le dimanche soir. La famille Pepper nous reçoit, toujours aussi gentiment et le lundi à 16h ladministration nous dit quon aura le papier le lendemain matin je perds patience et après avoir fait nos adieux aux amis, le lundi soir nous rentrons au bateau. Le mardi matin je demande une zarpé pour les Marquises à la capitainerie de Salinas. Nous passerons aux Galápagos en prétextant une panne de batterie.
Les 4 jours de traversée passent très vite, cest un avant goût de la grande qui nous attend, le rythme est pris : lecture, guitare, baignade et bronzette remplissent la journée. Nous arrivons le soir à San Cristobal. Dans une nuit noire, nous rentrons tout doucement dans la" bahia de naufragio " la bien nommée. Vu les cailloux quil y a tout autour, jai encore quelques sueurs froides.
Dimanche 31, 7 heures, réveillé par les cris rauques dune otarie, je me lève impatient de voir cette baie. Cest superbe, leau est dun froid translucide au reflet vert, le village au fond me rappel un peu les îles Silly dAngleterre. La météo y est pour beaucoup car il fait un temps danglais 2 otaries nagent vers nous, lune passe à 3 mètres, je suis content de pouvoir admirer cet animal. Jai grande envie de la rejoindre sous leau mais elle ne fait que passer sans me laisser le temps de réagir. La baignade est remise à plus tard, pour lheure il faut ranger le bateau.
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Otarie |
Iguane marin. |
La grande traversée (3000 Milles, 21 jours).
Dimanche 21 novembre... Voilà 6 jours que les flots du pacifique nous bercent. Ah, locéan ! Cest grandiose, il pourrait soffrir le luxe denglober toutes les terres émergées du globe et de danser encore autour quel spectacle chaque jour de voir ce ciel dégagé et cette eau infiniment bleutée. La nuit cest lapothéose elle commence par un superbe clair de lune. Vers minuit la lune se colore de roux sur lhorizon et se couche suivie de quelques planètes pour laisser toute la place à la ronde des étoiles. Orion, les Pléiades, la voie lactée vont gentiment nous accompagner vers lOuest pour laisser au petit matin le ciel à lEst passer du bleu nuit au bleu clair puis au jaune orangé. Le soleil apparaît entre lhorizon et une bande de nuage, une nouvelle journée commence.
Pour ne pas s'ennuyer il faut savoir soccuper. Il y a les impératifs : faire la cuisine, pêcher, régler le bateau, faire une petite baignade et un tea time avec une partie déchec et les à cotés : lecture, guitare, bricolage lorsque la houle le permet. Le plus important me semble de se stimuler les neurones. Si on se donne un peu la peine il y a tellement de choses intéressantes à découvrir. En ce moment, je me replonge dans la mécanique, la relativité, lastronomie. Je manque de livre et regrette de ne pas avoir acheté latlas de lunivers conseillé par mon copain Charles. Aux Galápagos jai commencé à écrire un cahier de biologie, grâce à des livres et une encyclopédie je tâche de comprendre la nature qui nous entoure; la formation des îles, la vie des oiseaux, les frégates devenu pirate de lair, la flore endémique, la colonisation des goyaviers, les énormes tortues terrestres bicentenaires (elle peuvent rester 1 an sans boire)etc. Il y a vraiment des tas de choses extraordinaires.
Nous voici à 200 milles des Marquises Depuis 3 jours le vent est tombé à 10 nuds et le Steve file à 3 Nds, la moitié de notre moyenne jusque là. La mer est calme, on se croirait au mouillage Nous avons mangé notre dernière salade de crudité (choux rouge, carottes râpés). Pour compenser le manque de bons petits plats, jai fait de la pâtisserie, entre autre une bonne tarte aux pêches. Avant de partir dIsabela, nous avons pu cueillir un grand carton doranges et ainsi faire quotidiennement dexcellents jus. Leau est bien plus chaude et nous nous baignons tous les jours, parfois en compagnie dune bande de dauphins.
Le cur palpitant, on sapproche de Fatu Hiva. Lîle nous est apparue à laube comme sortie dun rêve. Enfin de la terre après tant et tant deau. Que va t on y rencontrer ? Je me sens tout excité, le café de ce matin, le stress de la partie déchec, pas assez de sommeil non, cest larrivée aux Marquises. On longe ses flancs abrupts, encore la pointe nord à passer une heure de moteur et on rentrera dans la baie des vierges. instants magiques!
Réponses aux questions de la classe de CM1
Ce que je mange sur le bateau ? Et bien pour les produits frais, je mapprovisionne dans les marchés locaux. Les cales du bateau sont remplies de produits longue conservation : pâtes, riz, farine, lait, bière, vin, bonbon, beurre de cacahuètes, miel, dexcellentes confitures des grands parents (merci Manoue) etc Il faut sadapter lorsque lon voyage et oublier les habitudes alimentaires. Par exemple, ici on ne trouve pas de bons yaourts, mais les fruits et légumes sont en revanche excellents et très peu chers donc on se régale de bananes, ananas, goyaves, papayes, mangues
Pour dormir ? Au mouillage, il ny a aucun problème. En naviguant, il faut se lever pour veiller sur les autres navires ou pour modifier la voilure si le vent change. A laide du pilote automatique qui garde le cap, je peux dormir au maximum 2 heures daffilées si la zone nest pas fréquentée par dautres bateaux et si les vents sont relativement constants.
Si je mennuie ? Cela marrive ; parfois jaimerai quune bande de gamins viennent faire les zouaves sur le Steve (mais pas trop longtemps quand même ! !)En général je sais moccuper et reste très rarement à rien faire.
Oui Morgane, je suis bien en Equateur. Les gens sont généralement gentils. Jai rencontré une famille extraordinaire. Le coût de la vie pour nous européen est très bas; on peut manger des plats typiques dans la rue pour 6fr. Mais cest un pays ou les gens sont exploités : Le salaire dun employé du port est de 500 Fr./mois. Dans les campagnes les enfants travaillent et ne vont pas à lécole, beaucoup sont analphabètes. Jaurai du mal à y vivre longtemps
Si je rencontre des gens intéressants ? Je pense quil y a toujours un intérêt à rencontrer son prochain chacun peut apporter quelque chose de différent et cest souvent bénéfique Parfois sur les bateaux, on rigole bien mais on peut aussi raconter ses histoires, parler de biologie, de guitare etc. Et suivant lheure de la soirée se lancer dans une discussion philosophique A Cartagène jai rencontré un canadien passionné dhistoire, fabuleux moments.
Oui Alexandra je connais très bien lAfrique de lEst, jy suis allé 3 fois et fait également un tour au Maroc mais lAfrique est immense et il me reste encore du pays à voir : jaimerais aller en Ethiopie, en Egypte et aussi dans le désert
Oui Arnaud, je suis déjà tombé en panne, jai même fait une arrivée folklorique à la voile dans le port de Valras, mais jai toujours réparé par moi-même. Ainsi japprends comment les choses fonctionnent. En revanche je nai jamais vu de sables mouvants comme à la télé
Jai rencontré beaucoup danimaux, rien quen Guyane : des mygales, perroquets, serpents, caïmans, fauves de la forêt etc mais les grands animaux marins mimpressionnent toujours. Au Galápagos, je découvre les Otaries. Elles sont extra !
Alexis ma posé une bonne question, moi aussi je me demandais pourquoi les Kunas (Indiens des San Blas) ne se faisaient pas piquer par les " Yinyins ". Jai pas la réponse précise. Vu la fumée qui se dégage des huttes il ne risque pas den avoir à lintérieur, mais je pense quils sen sont complètement débarrassés sur lîle, en connaissant peut être la façon dont ces désagréables moucherons se reproduisent. La question reste ouverte. Je sais par exemple que les Indiens dAmazonie senduisent le corps dune pâte rouge obtenue avec les graines dun arbre, pour échapper aux piqûres de moustiques. Quant à leur médecine, la diversité des plantes étant beaucoup plus faible quen forêt tropicale les Kunas ne doivent pas beaucoup se soigner. Pour les cas graves je pense quils vont en bateau jusqu'à Colon où lon trouve des médecins et pharmacies.
Kévin, lorsque le bateau est coincé sur un rocher ou sur du sable, cest vraiment pas drôle, en Guyane cela a failli être catastrophique (cf. gazette n°4 ). Au début si le bateau nest pas trop bloqué je le dégage en le faisant pivoter avec le moteur. Les autres solutions consistent à jeter lancre vers larrière par exemple, et tirer avec le guindeau, ou coucher le bateau en tirant le haut du mat sur le coté.
Oui Terry, je suis passé aux îles du salut, (cf. gazette n°4 )cest très impressionnant de voir les restes du bagne et dimaginer la souffrance des détenus
Heureusement Nils, je nai jamais pris de noix de cocos sur la tête ! Elles sont lourdes et tombent souvent de très haut, ça ferai mal ! Tiens, sais-tu pourquoi les noix de cocos, comme les pommes tombent des arbres et que la lune( que tu affectionnes apparemment !) elle reste en lair ? Cest la question que cest longtemps posé Sir Isaac Newton....
Les rencontres ? Effectivement elles peuvent être que passagères, mais pas toujours en rentrant jirai voir des gens sympa quon a estimé comme par exemple Geneviève et Jean Claude qui habitent à Marseille sur le bateau quils ont construit.
Si cest vraiment très différent ailleurs ? Oh oui ! La vie, les gens, la nature et cela incite au voyage.
Devinette: (L pour les matheux)
Que jaime à faire apprendre un nombre utile aux sages. Qui suis-je ? Cest un peu dur allez un petit tuyau : on retrouve mon inverse grâce à la formule historique : 3 jours de 1830 ont renversé 89...